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01 Octobre 2007
AFRIQUE : FO POUR LE REPORT DU DÉLAI FIXÉ AUX ACCORDS DE PARTENARIATS UE ACP
La CGT FO vient de s’adresser au gouvernement français pour se faire le relais de la campagne syndicale pour le report au-delà du 31 décembre 2007 de la période de négociation des Accords de partenariat économique (APE) avec les 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).
La CGT FO avec la CSI et la CES considère en effet que la question du développement de ces pays ne peut être réduite au paramètre croissance économique, a fortiori comme supposé résultat de la libéralisation des échanges sur laquelle est mise l’accent dans ces accords.
Pour FO l’objectif qui doit dominer et avoir la priorité est celui d’une intégration des pays concernés, dont la plupart sont parmi les plus pauvres du monde, dans l’économie mondiale en favorisant effectivement la réduction rapide de la pauvreté et le développement au profit des populations.
Il y a tout lieu de penser que ce ne soit pas le cas, les accords UE ACP ayant comme objectif de rendre les échanges commerciaux entre l’UE et ces pays conformes aux contraintes de l’OMC.
L’incertitude est d’autant plus grande que les termes de l’agenda de DOHA de l’OMC ne sont toujours pas connus : or, à l’heure actuelle, l’orientation qui semble se dessiner est celle d’un accord à ce niveau a minima, c’est à dire sur la base d’une libéralisation généralisée, dont démonstration est faite qu’elle n’a pas favorisé le développement des pays les plus pauvres ni réduit les inégalités.
05 Octobre 2007
CONDITIONS DE TRAVAIL ET NÉGOCIATION : RÉACTION DE FORCE OUVRIÈRE
À l’occasion de la conférence conditions de travail du 4 octobre, Force ouvrière a marqué son accord à la transformation du CSPRP en conseil d’orientation des conditions de travail, mais en s’opposant à la dilution de la place et du rôle des partenaires sociaux dans une instance qui conduirait à donner une compétence à des organisations ou associations qui n’ont aucune représentativité ou légitimité pour parler au nom des salariés.
Force ouvrière s’oppose également à l’allongement de 2 à 4 ans du mandat des membres du CHS CT.
Force ouvrière marque son accord aux futures négociations interprofessionnelles sur les thèmes avancés par le ministre :
conditions de travail dans les petites entreprises;
renforcement des CHS CT;
droit d’alerte des salariés en cas de détérioration grave de leurs conditions de travail;
tout en réservant son avis final au contenu de la négociation.
05 Octobre 2007
LE GOUVERNEMENT EN MAL DE NOUVELLES CIBLES
Dans le cadre de la Loi de finances 2008, le gouvernement chercherait-il à compenser les nombreux cadeaux fiscaux par de nouvelles restrictions touchant les plus défavorisés ?
Au chapitre des mesures d’économie figure la suppression d’un dispositif de préretraite, l’A.E.R. (Allocation Equivalent Retraite). Ce dispositif permettait au travers d’un financement de l’Etat, à des salariés privés d’emploi disposant de 160 trimestres mais n’ayant pas atteint l’âge de 60 ans, de bénéficier d’un revenu de substitution, les salariés concernés n’étant éligibles ni aux dispositifs carrières longues ni à l’allocation spécifique de solidarité.
La Confédération s’élève contre une mesure qui va renvoyer au RMI des salariés privés d’emploi dans un contexte général où les séniors constituent toujours la variable d’ajustement de la politique d’emploi des entreprises.
Cette mesure semble bien préfigurer la prochaine remise en cause de la dispense de recherche d’emploi que Force Ouvrière a déjà dénoncée.
Il est utile de souligner que les 60 millions d’euros d’économies que le gouvernement en attend pour les personnes concernées sont à rapprocher des 2,7 milliards d’exonération non compensées dont 235 millions de mesures nouvelles créées en 2008.
05 Octobre 2007
BIRMANIE: LA CGT FO PARTICIPE AU MAINTIEN DE LA PRESSION POUR LA DÉMOCRATIE, LES DROITS DE L’HOMME ET DES TRAVAILLEURS
A la veille d’une journée mondiale de manifestations, organisées notamment par diverses organisations de défense des droits de l’Homme, le 6 octobre, pour dénoncer le régime Birman et la répression actuelle qui frappe la population et les militants en faveur de la démocratie, Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de la CGT FO, s’est adressé une nouvelle fois par courrier à l’ambassade de Birmanie en France.
Avec la CSI (Confédération syndicale internationale), la CGT FO appelle à la libération immédiate des personnes emprisonnées ces dernières semaines parce qu’ayant pris part ou soutenu les mouvements et manifestations en faveur de la démocratie, de même qu’à la libération de Daw Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, et des militants de son organisation la Ligue Nationale pour la Démocratie.
La CGT FO enjoint une nouvelle fois les autorités birmanes de prendre toutes les mesures nécessaires pour contribuer au rétablissement de la démocratie et au plein respect des droits de l’Homme et des droits des travailleurs.
La CGT FO souligne que la CSI (Confédération syndicale internationale) s’est adressée parallèlement à plusieurs centaines d’entreprises, dont Total en France, entretenant des liens commerciaux avec la Birmanie en les appelant à « cesser leur soutien au régime despotique au pouvoir ».
08 Octobre 2007
POUVOIR D’ACHAT : LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE
Dans le cadre de la campagne de lancement Force Ouvrière pour l’augmentation du pouvoir d’achat, vous trouverez ci-après la lettre ouverte adressée par le secrétaire général de la confédération général du travail Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly au Premier ministre, Monsieur François Fillon.
Monsieur François Fillon Premier ministre
Paris, le 5 octobre 2007
Monsieur le Premier ministre,
L’augmentation du pouvoir d’achat des salaires, retraites et minima sociaux est une priorité sociale et économique fortement attendue tant dans le public que le privé.
Outre le fait qu’elle relève d’une question de dignité, elle constitue un des éléments clefs permettant à l’économie française, via la consommation, d’atteindre des taux de croissance économique plus élevés, sources de créations d’emplois et de recettes fiscales et sociales plus fortes.
Pour la confédération Force Ouvrière l’augmentation du pouvoir d’achat ne peut être renvoyée à l’obligation de travailler plus ou à une baisse des prix. Elle est rendue d’autant plus nécessaire que la proportion des dépenses dites contraintes dans les budgets des ménages ne cesse d’augmenter et que les prix des services et de nombre de produits de consommation courante se sont assez fortement accrus.
Elle suppose en particulier une négociation salariale dynamique dans le public comme dans le privé.
S’agissant du public, l’Etat est en position d’employeur. Il est donc impératif que s’ouvrent rapidement des négociations avec les fédérations syndicales concernées pour, outre le contentieux existant, que l’année 2007 ne soit pas une année blanche, sans augmentation du point d’indice.
Nous vous rappelons, en effet, que l’augmentation de 0,8% en février 2007 a été faite au titre de l’année 2006, ce que confirment les courriers ministériels en notre possession.
S’agissant du secteur privé, Force Ouvrière revendique en particulier :
- le maintien de la responsabilité des pouvoirs publics dans la fixation du SMIC.
Concernant le niveau du SMIC, nous tenons à souligner qu’en fixant dans le projet de loi sur l’immigration à 1,2 SMIC le minimum nécessaire dans le cadre du regroupement familial, le gouvernement reconnaît implicitement que le niveau actuel du SMIC est insuffisant.
- L’introduction dans le code du travail d’une obligation de négociation rapide (clause de rendez-vous automatique) dans les branches sur les minima salariaux après toute augmentation du SMIC.
- Le conditionnement des aides sociales et fiscales aux entreprises à l’existence d’accords salariaux dans les entreprises et les branches.
La réponse à ces différentes revendications relève de la décision des pouvoirs publics.
Pour la confédération Force ouvrière, il ne saurait être question que le gouvernement attende la fin des travaux de la conférence emploi/pouvoir d’achat prévue pour avril 2008 pour éventuellement se positionner.
Les salariés attendent des réponses rapides et, s’agissant de Force Ouvrière, nous entendons mettre tout en œuvre pour qu’il en soit ainsi.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’expression de mes sincères salutations.
Jean-Claude Mailly Secrétaire Général
12 Octobre 2007
Suppression de l’Agence de l’Innovation Industrielle
FO DÉNONCE UN TRÈS MAUVAIS CALCUL ET UN RECUL DE LA STRATÉGIE INDUSTRIELLE
Sans débat préalable, ni mise en perspective, le gouvernement a concocté la fusion de l’Agence de l’Innovation Industrielle (AII) avec Oséo Innovation.
Pour Force Ouvrière, cette décision autoritaire annoncée au Conseil de Surveillance de l’AII réuni le 10 octobre dernier remet en cause la politique de relance industrielle qui justifiait la création de l’agence, et les objectifs qui lui étaient assignés à savoir : la promotion des innovations technologiques susceptibles de soutenir la croissance et de faire émerger de nouveaux emplois.
Après plusieurs années de déshérence de la politique industrielle, la création de l’AII redonnait à l’Etat un rôle d’impulsion de l’appareil productif sur les secteurs d’avenir, où les carences françaises sont largement démontrées, expliquant en partie le déficit en emplois et les piètres performances à l’exportation. C’est pourquoi Force ouvrière s’était investi dans le Conseil de Surveillance.
Contrairement aux dires du représentant de l’Etat, il n’est pas avéré que le développement du crédit impôt-recherche soit un moyen suffisant pour permettre aux PME de décoller en matière d’innovation technologique. L’AII, par un examen minutieux du processus, avait le mérite d’orienter les projets auxquels étaient associés les PME, d’en vérifier la pertinence et d’assurer sur le long terme leur viabilité.
Force Ouvrière dénonce le dogme de la réduction de la dépense publique qui l’emporte sur l’exigence de construire une véritable stratégie industrielle. Le gouvernement fait un très mauvais calcul en se privant, via la loi TEPA de recettes fiscales importantes tout en rationnant les dépenses d’avenir, nécessaires à l’innovation technologique, la croissance et l’emploi. Au moment où les experts confirment un sérieux ralentissement économique, le désengagement de l’Etat, et son renoncement à une véritable politique industrielle par la suppression de l’AII sont inacceptables.
12 Octobre 2007
ARS : UNE NOUVELLE USINE À GAZ
Force Ouvrière s’étonne des méthodes de concertations mises en œuvre par le Ministère de la Santé concernant la question des agences régionales de santé (ARS).
C’est après avoir pris connaissance, fortuitement le 9 octobre 2007 de la tenue du séminaire d’échanges le 11 octobre, que la Confédération a pu réclamer son « invitation » à y participer.
Cette méthode de concertation cherchant à écarter les partenaires sociaux, n’est pas de bon augure pour la suite des échanges, puisque la Ministre a affirmé que rien n’était « bouclé », tout en annonçant par ailleurs la mise en place d’ARS!
Pour la confédération, alors qu’aucune évaluation sérieuse n’a été faite sur les ARH et les URCAM la mise en place d’ARS constituerait une nouvelle usine à gaz et une fuite en avant pour un système de protection sociale et de santé de plus en plus restrictif, alliant étatisation des systèmes et privatisation des réseaux et du service public.
Pour FO l’efficacité, tant pour la protection sociale collective que pour l’égalité d’accès aux soins, consisterait à revaloriser le rôle des caisses régionales d’assurance maladie, en renforçant leurs compétences et en leur confiant des attributions plus importantes dans le domaine hospitalier, de la coordination du secteur hospitalier et de la médecine de ville.
La Confédération communiquera prochainement de façon plus approfondie.
17 Octobre 2007
UNE VÉRITABLE JUSTICE SOCIALE POUR COMBATTRE LA MISÈRE
A l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, Force Ouvrière tient à réaffirmer quelques évidences que la seule générosité ne peut masquer :
– La précarité de l’emploi développe la misère matérielle et morale, d’autant plus que l’emploi n’est plus synonyme de possibilités d’accès à des conditions de vie décente. En France de 1,3 million à 2 millions de salariés sont considérés comme « travailleurs pauvres ». Et encore s’agit-il là des seuls salariés dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté, il faut y ajouter les membres de leur famille pour avoir un chiffre plus proche de la réalité.
Le gouvernement annonce un plan national d’action pour favoriser l’inclusion, mais ce plan ne s’attaque pas à la précarisation de l’emploi, et aucun revenu de solidarité active ne peut remplacer des salariés décents, lorsque l’on sait que la moitié des branches professionnelles ont des minima salariaux inférieurs au SMIC, on mesure le chemin à parcourir.
Ces conditions salariales sont aussi la cause des difficultés de logement souvent inadmissibles dans un pays qui s’affiche comme l’une des principales puissances mondiales. Annoncer la création de logements sociaux est une chose, encore faut-il agir sur une répartition territoriale équilibrée, ce qui suppose de mettre en place une inévitable politique d’aménagement du territoire et d’avoir la volonté de combattre la spéculation foncière.
D’autres nombreuses causes, conduisent nombre de salariés à être en dehors de toute vie sociale. La misère c’est aussi de vivre au jour le jour, sans avoir accès à la protection sociale et au système de prévoyance, sans pouvoir partir en congés ou avoir accès à des loisirs.
La Confédération Force Ouvrière comme organisation syndicale tient à rappeler ces éléments. Son action vise à défendre l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et des conditions de travail respectueuses de leur dignité. Elle souligne aussi que les bonnes intentions affichées en cette journée de suffiront pas.
Parmi les pistes de nature à faire évoluer cette situation, la Confédération rappelle :
– Qu’il s’agit pour l’essentiel de choix économiques qui privilégient le capital avant les salariés et la responsabilité de la puissance financière dans les politiques économiques qui ont conduit à cette situation dégradées ;
– Que les interlocuteurs sociaux ont un rôle important dans cette lutte, mais qu’ils ne peuvent se substituer à une réelle volonté, mettant en œuvre les moyens d’une véritable justice sociale ;
– Enfin, que le droit et l’accès à l’enseignement pour tous sont des conditions indispensables à l’intégration professionnelle.
Force Ouvrière réaffirme que la base de la lutte contre la misère est liée à :
– Des salaires décents et à un réel droit à la protection sociale collective.
Ignorer ces conditions pour combattre la misère, revient à partager la pauvreté, alors que le combat syndical est d’aller de l’avant et de permettre, en défendant les salaires, de donner à tous accès à la dignité.
22 Octobre 2007
POUVOIR D’ACHAT : DÉCLARATION DU BUREAU CONFÉDÉRAL
A la veille de la conférence emploi/pouvoir d’achat, le bureau confédéral de Force ouvrière, dans la suite de la lettre ouverte du 5 octobre au Premier Ministre, réaffirme que l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires, dans le public comme dans le privé est une revendication prioritaire. Y répondre nécessite de la part des pouvoirs publics en tant qu’employeurs qu’ils acceptent d’ouvrir sans délai la négociation sur 2007 dans la fonction publique.
Y répondre nécessite aussi que le gouvernement prenne en compte les revendications concernant le SMIC, les minima salariaux de branches et le conditionnement des exonérations de cotisations patronales à l’existence d’accords salariaux.
Il appartient également au patronat de répondre, au niveau des branches et des entreprises, à l’ouverture des négociations salariales.
Pour le bureau confédéral de Force Ouvrière, l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires ne saurait être renvoyée à la mise en place de groupes de travail ou de conférences à rallonge.
En l’absence de réponse, Force Ouvrière affirme sa détermination, pour obtenir satisfaction, à agir et à prendre les initiatives nécessaires.
23 Octobre 2007
IMMIGRATION : FO N’ENTEND PAS COGÉRER LA POLITIQUE DITE D’IMMIGRATION CHOISIE
Une réunion de concertation sur la définition des secteurs d’activités et emplois ouverts à l’immigration avait lieu ce matin entre le gouvernement (ministère de l’Immigration) et les interlocuteurs sociaux (Syndicats et employeurs). Elle portait tant sur l’immigration intra UE que sur l’immigration depuis des pays tiers en application de la loi du 24 juillet 2006 sur l’Immigration.
La CGT-FO s’en est tenue à une déclaration liminaire générale rappelant ses positions.
Dès le 1er mai 2004, FO avait contesté les mesures transitoires restreignant la libre circulation des travailleurs dans le cadre de l’élargissement de l’UE.
Nous considérons en effet choquant que des libertés fondamentales inscrites dans les traités européens – libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des travailleurs – seule cette dernière soit soumise à des restrictions. Quel symbole en effet pour l’UE : libérale au plan économique et financier, restrictive pour les travailleurs !
Concernant la loi du 24 juillet 2006 relative à l’Immigration et à l’Intégration, FO avait également contesté le concept dit « d’immigration choisie » : pour FO, les travailleurs ne sont pas une marchandise. Là encore, il nous paraît choquant que l’on choisisse ou rejette les travailleurs migrants en fonction de leur utilité économique et que l’on restreigne parallèlement la possibilité pour ces mêmes travailleurs de vivre en famille, a fortiori en introduisant des concepts en la matière que nous contestons – tels que tests ADN et statistiques ethniques.
Soit l’on sélectionne des secteurs et métiers demandant des qualifications et l’on se situe dans l’hypocrisie vis-à-vis de candidats potentiels de pays où la formation à ces qualifications fait défaut ou dans le pillage de la main d’œuvre qualifiée au détriment du développement de ces pays.
Soit on cible le recours à de la main d’œuvre immigrée sur des secteurs où les difficultés d’emploi que rencontrent les entreprises tiennent au caractère précaire, à temps partiel, peu qualifié, mal rémunéré des emplois offerts et cela revient à entretenir le dumping social.
FO n’entend pas cogérer de telles politiques préjudiciables à l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient ou non immigrés.
25 Octobre 2007
DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE
La Commission Exécutive Confédérale de la CGT Force Ouvrière souligne le succès de la grève du 18 octobre dans les entreprises publiques concernées par les régimes spéciaux, mouvement qu’elle avait soutenu.
Elle confirme son soutien aux fédérations Force Ouvrière concernées qui n’acceptent pas, notamment, le passage de 37,5 ans à 40 ans. Elle affirme que la précipitation avec laquelle le gouvernement veut traiter la question relève de l’idéologie et de la volonté de remettre en cause l’ensemble des droits des salariés, tous secteurs confondus, en 2008.
La Commission Exécutive apporte également son soutien aux fonctionnaires qui seront en grève et manifestion le 20 novembre prochain pour le pouvoir d’achat, les effectifs, leur statut et le service public.
Sur tous ces mouvements, la Commission Exécutive demande aux unions départementales d’apporter le soutien interprofessionnel aux fédérations Force Ouvrière dans l’action.
Suite à la conférence sur l’emploi et les revenus du 23 octobre, la Commission Exécutive dénonce le refus des pouvoirs publics de prendre en compte la priorité du pouvoir d’achat en renvoyant certaines dispositions, au mieux, au printemps 2008.
L’absence ou l’insuffisance des augmentations générales de salaires, la montée des prix (loyers, services, énergie, cantines, alimentation, franchises médicales, etc.) rendent prioritaires l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires.
Face à l’ensemble des menaces qui pèsent sur les salariés, la Commission Exécutive met en garde le gouvernement, en particulier sur le pouvoir d’achat, l’assurance maladie et les retraites.
La Commission Exécutive décide de lancer une campagne sur l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et retraites ayant pour objectif de déboucher dans un premier temps sur des manifestations interprofessionnelles.
26 Octobre 2007
GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT : L’ETAT HORS JEU
Sur la base des mesures arrêtées par le « Grenelle de l’environnement », le Président de la République a esquissé les grandes lignes d’une nouvelle politique « de vérité », devant conduire à la prise de responsabilité de tous sur les questions d’environnement.
Au-delà du discours, qui veut apparaître consensuel, la CGT-Force Ouvrière considère nécessaire d’apporter des réponses pour prévenir les dommages environnementaux. Les risqués liés au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles et à l’érosion de la biodiversité sont une évidence. En l’absence de politiques adaptées, ils seront pénalisants en termes de développement, de croissance et d’emplois.
Le Grenelle de l’environnement aurait dû être l’occasion d’instaurer un véritable débat sur les politiques économiques et sociales où la dimension environnementale serait promue comme un véritable gisement d’investissements et d’emplois nouveaux.
Aussi, Force Ouvrière regrette que les champs explorés par le Grenelle énergie – urbanisme – transports – agriculture n’aient pas été analysés sous l’angle des politiques économiques libérales à l’œuvre. De nouvelles orientations économiques conciliant répartition équitable des richesses et respect des équilibres écologiques s’imposaient. La priorité donnée à la concurrence dans un cadre d’échanges commerciaux mondiaux impulsant une déréglementation accélérée, continuera de porter des atteintes irrémédiables à l’environnement, de la même manière qu’elle a nourri les inégalités sociales.
Le président de la République n’a pas répondu à ce défi. En insistant dans son discours sur la responsabilité collective, en excluant la notion d’intérêt général, le rôle des services publics, et en renvoyant le financement sur la fiscalité écologique, c’est le rôle de l’Etat qui se trouve amoindri. À cet égard, FO réfute l’idée selon laquelle la démocratie participative devrait se substituer à la démocratie représentative dans le processus de décision.
29 Octobre 2007
QUAND LES MALADES SONT COUPABLES
A la veille du vote solennel du PLFSS à l’assemblée nationale, la Confédération Force Ouvrière réaffirme son opposition totale à la mise en place des franchises médicales.
Cette mesure vise à diminuer les dépenses prises en charge en alourdissant le reste à charge des malades et en rompant la solidarité de notre système de sécurité sociale, ce qui affaiblira les plus pauvres et en particulier les personnes âgées.
La Confédération rappelle également son opposition à l’article 66 du PLFSS qui vise à développer une expérimentation de légalisation des contre-visites patronales pour vérifier le bien fondé de tel ou tel arrêt de maladie et donc du versement des indemnités journalières.
Peut-on sérieusement penser que des contre-visites effectuées par des médecins payés par l’employeur, pourquoi pas au rendement, s’effectueront avec le même degré de neutralité que celles effectuées par les médecins contrôleurs de la sécurité sociale ?
29 Octobre 2007
ALLOCATION EQUIVALENT RETRAITE: LE BON SENS VA-T-IL L’EMPORTER?
La Confédération Force Ouvrière s’était élevée contre la volonté affichée par le gouvernement de supprimer l’AER (Allocation Equivalent Retraite) dans le cadre de la Loi de finances pour 2008.
Rappelons que cette allocation est financée par l’Etat et permet à des salariés privés d’emploi disposant de 160 trimestres d’assurance mais n’ayant pas atteint l’âge de 60 ans, de bénéficier d’un revenu de substitution, inférieur à 1.000€.
L’annonce de cette suppression avait provoqué un profond et légitime émoi parmi la population concernée, aussi le Secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, est-il intervenu auprès des pouvoirs publics afin d’obtenir un réexamen de cette mesure qui, rappelons-le préfigure l’obligation de recherche d’emploi pour tous les salariés seniors qui en sont privés, quel que soit leur statut (AER, Dispense de recherche d’emploi…).
Les récents propos tenus sur France 2 par Xavier Bertrand, ministre du Travail, laissant entendre que cette suppression serait abandonnée dans le cadre du débat parlementaire laisse entrevoir une issue positive.
Pour Force Ouvrière, le bon sens doit l’emporter et nous veillerons à ce que ces engagements soient effectivement tenus.
30 Octobre 2007
RETRAITES : LE COMPTE À REBOURS A COMMENCÉ
La Commission de garantie des retraites vient de se prononcer pour un allongement de la durée de cotisations à 41 ans en 2012.
Ce processus, prévu dans la loi portant réforme des retraites d’août 2003, marque le coup d’envoi du rendez-vous de 2008. Cette décision vient confirmer les propos du Premier ministre et la volonté du gouvernement de s’inscrire dans une démarche de prolongement de la durée d’activité.
Pour autant, cette annonce précipitée ne règle en rien le niveau des pensions qui continuera de baisser selon les dispositions actuelles.
Force Ouvrière rappelle son opposition à tout allongement de la durée d’assurance et revendique le blocage des compteurs à 40 ans.
Si la validation par la Commission de garantie des retraites devait s’appliquer,elle contribuerait, dans un contexte économique où les taux d’emplois demeurent problématiques, à générer des baisses de revenus pour les futurs retraités victimes des effets de la décote.
Au moment où le gouvernement s’attaque aux régimes spéciaux, les salariés du secteur public comme du privé, doivent comprendre que le compte à rebours a commencé et qu’ils sont tous concernés.
Force Ouvrière s’engagera résolument dans le rendez-vous de 2008 avec la ferme volonté de défendre les régimes par répartition et la solidarité intergénérationnelle, seuls capables d’assurer l’indépendance financière des retraités.
30 Octobre 2007
AU PÉTROLE PLUS CHER DOIT RÉPONDRE L’AUGMENTATION DES SALAIRES
Avec un baril à plus de 93 dollars le 29 octobre, la perspective d’un prix du pétrole au-delà du seuil de 100 dollars semble se confirmer et seule la date de franchissement demeure encore incertaine. Cette flambée n’est pas une surprise et elle entraîne une hausse continue de la facture énergétique.
Sachant que certains économistes estiment que le prix du baril ne connaît pas de limite naturelle, Force Ouvrière souligne que l’impact immédiat de ces hausses sur le pouvoir d’achat est incontestable.
En effet, le gain réalisé sur la facture énergétique par l’appréciation de l’euro est largement amorti par la stratégie des pays producteurs (OPEP) qui ont tendance à augmenter leur cible en fonction des mouvements haussiers de la monnaie européenne.
Pour FO, c’est donc un nouveau choc pétrolier qui se profile avec un contrecoup sévère sur la croissance, pourtant déjà fortement compromise par le scandale des « subprimes » et les errements de la finance. Face à cette envolée, on peut craindre un repli des investissements des entreprises et un gel des embauches. Quant aux ménages, leur consommation ne résistera pas indéfiniment à une hausse continue du coût direct (énergie, transports) et indirect du pétrole alors que le pouvoir d’achat des salaires stagne depuis plus de vingt ans.
Par conséquent FO confirme plus que jamais sa revendication de relance du pouvoir d’achat à travers les négociations salariales, et la mise en place effective du chèque transport dans les entreprises.
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