01 Aout 2007

FRANCHISES : NE PAS PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES

Evoquées en 2004 lors de la loi portant réforme de l’assurance-maladie et rejetées à l’époque, la mise en place de franchises redevient d’actualité.

Toute franchise, quelle qu’elle soit, vise avant tout à laisser à la charge des assurés sociaux des dépenses de santé. C’est déjà le cas avec le ticket modérateur, le 1 euro, le forfait hospitalier et le 18 euros.

D’ailleurs, si l’on ne tient pas compte des prises en charge à 100% dans le cadre des affections de longue durée, le taux moyen de remboursement a déjà sensiblement diminué.

Pour Force ouvrière, l’annonce visant à affecter les économies attendues(850 millions) à la recherche sur certaines maladie, dont la maladie d’Alzheimer, relève surtout de la communication.

Sans nier l’effort important de recherche indispensable dans ces domaines, celui-ci, pour les fonds publics, doit relever du budget de l’Etat Ce qui pose inéluctablement les questions relatives à la politique budgétaire et fiscale et, par exemple, les importants cadeaux fiscaux récemment accordés aux plus aisés.

La mise en place de franchises ne vise donc qu’à suppléer le désengagement de l’Etat en transférant ses dépenses sur l’assurance-maladie et à augmenter le reste, à charge des assurés sociaux, dont l’ensemble des salariés.


09 Aout 2007

ARRESTATION DE SYNDICALISTES EN IRAN : FO À L’AMBASSADE

Une délégation de syndicalistes s’est rendue ce jour à l’ambassade d’Iran pour remettre à l’ambassadeur une lettre du secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

Cette lettre demande, dans le cadre d’une campagne internationale organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), la libération immédiate de deux syndicalistes iraniens, Mansour OSANLOO du syndicat des travailleurs du métro et des bus de Téhéran et Mahmoud SALEHI du syndicat des travailleurs de la boulangerie.

Force ouvrière déplore que les autorités iraniennes aient refusé de recevoir une délégation et n’aient même pas accepté de recevoir le courrier qui leur était destiné.

Force ouvrière poursuivra sa campagne pour la libération de tous les syndicalistes emprisonnés.


16 Aout 2007

OÙ EST LA « MAIN INVISIBLE » DU MARCHÉ ?

À ne jurer que par le marché, à laisser se développer des mécanismes financiers complexes et parfois cyniques, à abdiquer progressivement sur leurs rôles et responsabilités, les pouvoirs publics nationaux et internationaux en sont à prier que la situation ne s’aggrave pas trop.

Depuis de longs mois, nombreux sont ceux, dont FO, qui attirent l’attention sur les risques financiers liés à l’immobilier, notamment aux Etats-Unis. Cette crise ne devrait donc pas être une surprise puisqu’elle était envisageable.

Alors que la crise survient au moment où les intervenants financiers craignent pour leurs propres revenus – personne ne s’offusquant des conditions de crédit imposées aux plus modestes – le secrétaire général de FO, Jean Claude MAILLY, réaffirme l’urgence qu’il y a à redéfinir les rôles et missions d’organismes tels que le FMI, la Banque mondiale ou l’OCDE, tous contaminés par l’idéologie du marché.

C’est l’occasion également de s’interroger sur le rôle des banques centrales dont la BCE qui a ces derniers mois relevé ses taux d’intérêt pour lutter contre une inflation arlésienne et vient en quelques jours d’injecter plus de 200 milliards d’euros de liquidités.

Quand on fait le constat que la financiarisation débridée de l’économie peut menacer l’économie réelle, dont l’emploi, il est plus que temps pour les gouvernements de prendre leurs responsabilités.

Alors que nombreux sont ceux qui font le constat que les marchés sont perturbés par l’incertitude, on attend des responsables politiques qu’ils soient eux perturbés par l’incertitude croissante que vivent des millions de salariés au chômage, en sous emploi ou en situation précaire.

Si rupture il doit y avoir, c’est par rapport à une vision libérale de la politique économique.


28 Aout 2007

Quand Sarkozy rencontre Mailly…
LA COMMUNICATION DE L’ÉLYSÉE S’EMBALLE
 
Lundi, après un tête-à-tête entre le chef de l’État et le leader de FO, le porte-parole officiel a voulu faire croire que les deux hommes s’étaient entendus presque sur tout… y compris le pouvoir d’achat et l’emploi. Version contestée.
 
Le service communication de Nicolas Sarkozy a rendu compte de manière bien cavalière de la teneur de la rencontre d’hier entre l’hôte de l’Élysée et le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, dans le cadre d’une nouvelle série de consultations avec les principaux leaders des confédérations syndicales. Ainsi, selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, «les débats entre les deux hommes ont été constructifs et ont permis d'enregistrer un certain nombre de convergences». Ils se sont «accordés pour qu'au-delà de la conférence qui aura lieu fin septembre entre l'Etat et les syndicats de la fonction publique, il y ait un débat élargi aux grandes confédérations et à toutes les parties intéressées par les valeurs et les missions du service public», a expliqué le porte-parole. Et si «le président de la République a enregistré l'opposition traditionnelle de FO à la franchise médicale que Jean-Claude Mailly a réitérée», à en croire M. Martinon, «sur tous les autres sujets, aucune divergence notable ne s'est manifestée, notamment sur la question du pouvoir d'achat, de l'emploi ou des conditions de travail».

De cette version, Jean-Claude Mailly n’a confirmé qu’un seul point : amorcer «une discussion approfondie sur les missions de service public». Pour le reste, «nous n'avons pas parlé des conditions de travail et l’on ne peut pas dire que nous soyons d'accords sur le pouvoir d'achat», a objecté le dirigeant de FO qui a particulièrement insisté auprès de M. Sarkozy sur la nécessité d’augmenter le pouvoir d'achat des salariés au moment où ceux-ci doivent faire face à des augmentations de prix sévères«+3,5% sur les loyers, +4,5% sur les assurances-santé privées, les augmentations du prix du pain et du lait des légumes... ». Pour les fonctionnaires, il lui a rappelé que cette question «est directement du ressort du gouvernement» tandis que pour le secteur privé, il lui a suggéré de faire intervenir les pouvoirs publics en «conditionnant par exemple les aides publiques et sociales aux entreprises à des accords sur les salaires». Sur «l’opposition traditionnelle» de FO aux franchises médicales, Jean-Claude Mailly – qui a rappelé que, selon les dernières annonces, celles-ci seraient destinées au financement de la recherche contre le cancer et la maladie d'Alzheimer – a dénoncé cette façon de faire «appel à l'émotion pour faire passer une mesure écornant encore un peu plus cet instrument essentiel de solidarité qu'est l'assurance-maladie» alors que «pour accroître l'effort de recherche médicale, ce sont les fonds publics et privés qui doivent être sollicités».

Pour FO, le gouvernement pourrait très bien se passer de ces franchises «injustes et inefficaces», en utilisant par exemple «l’argent économisé après la récente censure du Conseil constitutionnel sur les crédits d’impôts octroyés pour les emprunts immobiliers contractés avant le 6 mai. Pour la haute juridiction, cette mesure pour les prêts déjà accordés aurait «fait supporter à l'Etat des charges manifestement hors de proportion avec l'effet incitatif attendu». Des charges évaluées à 7,7 milliards d’euros que le gouvernement entend utiliser pour financer d’autres cadeaux fiscaux. Lesquels ont jusqu’à présent favorisé presque exclusivement les hauts revenus.


29 Aout 2007

Hôpital public
PRIME AUX PATRONS ZÉLÉS
 
Le gouvernement offre 10.000 euros aux dirigeants des hôpitaux dont la «situation financière» ou le «climat social» sont jugés «difficiles». Pour les syndicats, il s’agit de motiver l’encadrement à mettre en œuvre les restructurations.
 
10.000 euros. C’est le montant d'une prime promise par le ministère de la Santé à tout directeur d’hôpital s’engageant à prendre pendant cinq ans les rênes d’un établissement public de santé «dont la situation est jugée particulièrement difficile». Un arrêté ministériel en date du 30 juillet dernier a dressé ainsi une liste de 55 établissements donnant droit à cette «prime de sujétion». Laquelle sera également distribuée aux différents cadres dirigeants. Plusieurs hôpitaux de Seine-Saint-Denis (Montreuil, Aulnay-sous-Bois, Saint-Denis), d'Outre-mer (Fort-de-France, La Trinité) sont notamment concernés, de même que des établissements de l'Orne (Alençon-Mamers, Flers, L'Aigle), de la Creuse (Guéret) de la Lozère (Mende) ou des Pyrénées-Atlantiques (Orthez, Pau). Tous ont été sélectionnés en fonction de quatre critères : «situation financière complexe », «un contexte local délicat», «isolement géographique » et «climat social difficile et récurrent».

Pour les syndicats, c’est une provocation «insupportable» à l’égard des salariés du service public de santé qui eux doivent subir les insuffisances des moyens humains et matériels dans leurs hôpitaux et accepter des salaires au rabais. Selon FO-Santé, cette mesure va plus loin que le simple fait de vouloir récompenser la fidélité des directeurs des hôpitaux. Elle a surtout pour objectif de motiver et de mettre en œuvre des restructurations des établissements de santé qui iront de la suppression de service jugée non rentable à la fermeture pure et simple des hôpitaux ruraux. «Le gouvernement affiche clairement sa volonté d’utiliser l’encadrement pour faire passer la pilule des restructurations en cours ici et là dans la fonction publique hospitalière», dénonce la fédération qui s’étonne au passage qu’aucune négociation préalable n’a été organisée sur le sujet, comme si le ministère voulait «conserver une certaine discrétion». Elle s’offusque par ailleurs du fait que le «"climat social" soit considéré comme critère déterminant la liste des établissements éligibles» avant de s’interroger: «les personnels et leurs organisations syndicales seraient-ils jugés trop vindicatifs quand ils défendent leurs établissements et la qualité des soins, quand ils revendiquent des moyens pour sauver les activités et les emplois à Arras, Lens, Issoire, Champagnole et bien d’autres?». D’après un syndicat de santé du Val-de-Marne (94), l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif figurerait ainsi sur cette liste en raison de ce seul critère – «climat social difficile» – car la direction actuelle est confrontée à «un mouvement syndical combatif» qui «inquiète le ministère». La CGT-Santé considère, elle, que ce sont l'ensemble des personnels qui sont exposés à des «difficultés», et non le seul encadrement.

Quelques jours après son accession à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait annoncé une «réforme de l'hôpital et de la carte hospitalière». Son gouvernement a commencé à préparer le terrain en lançant le recrutement de hauts fonctionnaires zélés.


30 Aout 2007

DISCOURS DU PRÉSIDENT À L’UNIVERSITÉ DU MEDEF: PREMIÈRE RÉACTION DE FORCE OUVRIÈRE

Pour Force Ouvrière, le Président de la République a confirmé son volontarisme politique mais personne n’a la vérité révélée.

Au plan des idées générales, certains points sont positifs tels que la nécessité d’augmenter le pouvoir d’achat, ce qui vaut aussi pour les fonctionnaires, les critiques sur l’Europe et le niveau de l’Euro, le rôle des banques ou la nécessité d’une politique industrielle.

Au plan des mesures concrètes, Force Ouvrière marque son opposition à l’ouverture des magasins le dimanche, à la fusion opérationnelle UNEDIC/ANPE, à la notion patronale de séparabilité et de divorce par consentement mutuel en matière de contrat de travail ou à un nouvel assouplissement des 35 heures.

Concernant la réforme de l’administration, ce n’est pas en fusionnant des directions qu’on obtient plus d’efficacité et Force Ouvrière rappelle la nécessité et l’urgence d’avoir un débat sur le rôle et la place des services publics dans la République.

Enfin, pour Force Ouvrière, la liberté de négociation est essentielle. Elle ne souffre pas qu’on lui assigne de l’extérieur des objectifs ou un calendrier rigide.


30 Aout 2007

Fonction publique

UNE OUVERTURE EN ATTENDANT DES ACTES

Devant une délégation FO, le gouvernement s’est dit prêt mardi à voir comment «comment on peut faire» en 2007 pour les salaires des fonctionnaires afin d'éviter une nouvelle «année blanche» en termes de pouvoir d’achat. Les syndicats restent mobilisés.
 
Suppressions de postes par milliers, stagnation des salaires, dégradation des conditions de travail…s’il y a bien un secteur où les tensions sociales sont vives, c’est celui de la fonction publique. Alors quand le gouvernement annonce de nouvelles suppressions d’emploi – non-remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite en 2008, soit presque le double des suppressions de 2007 (12.000), sans rien dire sur les salaires des agents en 2007 – l’ensemble des syndicats l’avisent qu’il ferait mieux d’ouvrir «au plus vite des négociations». C’est ainsi que, les huit fédérations de la Fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, CFTC) ont interpellé vendredi dernier Nicolas Sarkozy afin de «prendre en compte ces attentes et y apporter enfin de véritables réponses». Car, pour les syndicats, les conférences-débats sur le pouvoir d'achat, les missions de la Fonction publique, le dialogue social ou les parcours professionnels, qui sont programmées par le gouvernement en octobre «ne sauraient se substituer à de véritables négociations».

Des « conférences sur les termes, les statistiques, la méthode, etc. ne sont pas des négociations», a souligné mardi FO-fonctionnaires qui venait de rencontrer, avec le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, le ministre de la Fonction publique Eric Woerth et son secrétaire d'Etat André Santini. La délégation FO était venue notamment lui expliquer qu’il était «impératif que l’année 2007 fasse l’objet d’une négociation salariale portant sur la revalorisation, pour tous, de la valeur du point d’indice», seule à même de stopper l’érosion du pouvoir d’achat (- 6% depuis 2000). Quant aux décisions en matière d'emploi public, celles-ci doivent, selon elle, «résulter d'un large débat sur les missions de service public étant donné que «la fonction publique ne pourra pas faire du "tourner en rond" et/ou servir de justification à des décisions budgétaires prises (avant ou ailleurs), ni être réalisé en vase clos, entre fonctionnaires!».

Sur le premier point, Jean-Claude Mailly a indiqué que leurs interlocuteurs se sont dits «prêts à regarder comment on peut faire sur 2007». Il n'y a «pas d'engagement supplémentaire. On n'a pas discuté du montant» mais «ils vont regarder la situation, pour 2007», a ajouté le leader de FO qui a vu là une «ouverture» afin d’éviter une nouvelle «année blanche» cette année en termes de pouvoir d’achat. Sur le second point, FO note que les deux ministres ont fait leur le principe d’un débat large sur « les valeurs-missions de service public et les valeurs républicaines » impliquant l’ensemble des parties prenantes (voir notre article du 28 août 2007). «Le dossier prend forme. On va regarder maintenant comment les choses vont pouvoir se mettre en place, dans le cadre d'une structure de type Plan, ou un élargissement de la conférence qui était prévue»sur le sujet, a commenté Jean-Claude Mailly. Le gouvernement semble donc commencer à admettre le lourd contentieux accumulé dans la fonction publique depuis 2002 mais de là à le voir régler, il y a encore du chemin à faire. C’est sans doute pourquoi FO-Fonctionnaires a précisé qu’elle continuera «à mettre la pression sur ces revendications».
 

 
31 Aout 2007
 
Retraite
LE MEDEF VEUT LIQUIDER L'ACQUIS DES 60 ANS
 
Tous les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer la proposition de Mme Parisot, qui veut que l'âge légal de départ des salariés passe à 61 ou 62 ans.

L’Université d’été du MEDEF a tourné cette année autour du thème «Jouer le jeu». Et «jouer le jeu », selon la présidente de l’organisation patronale, c’est «accepter la lettre et (…) cultiver l’esprit» des «règles du jeu» qui «organisent désormais notre monde». Un jeu que qu’elle a assuré vouloir «jouer avec tout le monde», gouvernement comme syndicats. Pour cela, elle appelle à une «révolution stratégique» en France via «une politique qui stimule le travail». Lequel travail est, selon le MEDEF, toujours aussi entravé par un tas d’obstacles juridiques, fiscaux, sociaux…. qui n’existeraient nulle part ailleurs en Europe. Il en est ainsi de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. «On pense sérieusement qu'il faut certainement remettre en cause l'âge légal de départ à la retraite et l’on propose de faire les choses selon un tableau de marche très progressif, de passer à 61 ans peut-être en 2012, puis peut-être à 62 ans en 2020», a déclaré Mme Parisot. Car «nous sommes le seul pays en Europe qui n'a pas relevé son âge de départ à la retraite au cours de ces dernières années», a-t-elle expliqué.

À ce jeu-là, la patronne des patrons MEDEF risque d’être seule sur le terrain. Jean-Claude Mailly (FO) a rappelé que son organisation avait exigé en juin, lors de son congrès, qu'on «arrête les compteurs à 40 ans» de cotisations. «Que les employeurs arrêtent de licencier les salariés quand ils dépassent les 50 ans, plutôt que de leur demander de travailler plus», lui a-t-il lancé. Un argument partagé par l’ensemble des centrales syndicales. «La limite d'âge fixée à 60 ans est emblématique et n'a pas grand-chose à voir avec le fond du problème qui est le nombre d'annuités de cotisation», a expliqué Bernard Van Craeynest (CGC), pour qui, «il faudrait déjà faire remonter le taux d'emploi des 55-64 ans, qui n'est que de 38%». La «priorité n'est-ce pas plutôt de trouver des solutions pour ceux qui, à 45, 50 ou 55 ans, frappent aux portes des entreprises pour trouver un emploi?», s'est interrogé Jacques Voisin (CFTC). Par la voix d’un de ses représentants, Jean-Christophe Le Duigou, la CGT a trouvé également «gonflée» la proposition du MEDEF alors que les réformes des retraites de 1993 et de 2003 «n’ont pas modifié les comportements» des entreprises qui «continuent à se défaire de leurs salariés âgés» avant 60 ans. Même le principal défenseur de la réforme Fillon 2003, François Chérèque (CFDT) a prévenu qu'il n'était «pas prêt à discuter d'une remise en cause de la retraite à 60 ans qui est un symbole fort».

Le ministre du Travail Xavier Bertrand est allé également dans le sens des syndicats. «Plutôt que de parler de 61 ou 62 ans, il faudrait déjà que les Français partent réellement à 60 ans. Ce n'est pas le cas et le vrai enjeu du rendez-vous de 2008 est là: faire correspondre l'âge légal et l'âge réel», a-t-il déclaré hier. Au regard des réactions syndicales unanimes, du côté du gouvernement, on n’a pas peut-être pas envie de s’aventurer (pour l’instant ?) sur ce terrain de jeu du patronat.

 

      [ Archives ]