02 Mai 2007

 

FO DÉNONCE LE MAUVAIS CHOIX DE L’EURO FORT

 

Après avoir atteint un nouveau record face au dollar, la valeur de l’euro poursuit sa montée en puissance. Dans un contexte économique fragile où la croissance est loin d’être affermie sur des bases solides, la vigueur de l’euro renforce les craintes d’un impact négatif sur l’activité économique et l’emploi.

 

Force Ouvrière considère que les économies européennes auraient pu se passer de ce nouveau choc monétaire. Elle dénonce l’indifférence dont font preuve les autorités européennes sur cette question alors qu’il appartient au Conseil et à la BCE de réagir.

 

La situation de l’industrie, particulièrement affectée par la parité euro/dollar, comme en témoigne la poursuite des destructions d’emploi, devrait suffire à convaincre le Conseil européen de prendre des initiatives sur cette question. Il est regrettable que le prestige d’un euro fort se double d’une croissance durablement faible.

 

Force Ouvrière condamne une politique de change qui privilégie en permanence la modération salariale et ne fait pas le choix de créer les conditions d’une croissance haute et solide.

 


 

03 Mai 2007

 

1er mai
LE FUTUR GOUVERNEMENT ATTENDU AU TOURNANT

La Confédération FO a tenu mardi à afficher son indépendance vis-à-vis des contingences politiques. Pour son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, les revendications des salariés ne se construisent pas en fonction du résultat des élections.

 

Quelle que soit la couleur de la future majorité présidentielle, elle aura à répondre aux attentes manifestes : emploi, pouvoir d’achat, services publics, protection sociale (retraite, Sécu…). Lesquelles se sont de nouveau exprimées le 1er mai, journée internationale de revendications et de solidarité des travailleurs.

«Avoir dit les choses avant» permet de dire ensuite «on n’est pas d’accord» sinon «comme le dit un vieil adage populaire : "qui ne dit mot, consent", a lancé mardi Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, devant quelque 200 militants à Lille (Nord). Histoire de prendre date après les élections. Sur le pouvoir d’achat du public et du privé, le prochain gouvernement devra «annoncer la couleur sur la hausse des salaires des fonctionnaires, au plus vite, et au 1er juillet du SMIC, «sans compter la grille de salaires», a rappelé, le leader de FO. À propos des retraites, il va falloir, a averti Jean-Claude Mailly, «bloquer les compteurs» lors du rendez-vous prévue 2008 par la loi Fillon sur les retraites qui envisage d’aligner tout le monde à 40 ans de cotisation, puis 41 ans en 2012, puis à 42, et ainsi de suite. Réagissant aux possibles mesures qui pourraient être prise dès l’été – par exemple une remise en cause du droit de grève via une loi sur le service minimum – il a prévenu que si «ce n'est pas une période évidente pour mobiliser», il sait «par expérience, qu'il y aurait à un moment donné un effet boomerang».

Ces mises en garde, qui concernent les questions sociales et syndicales, ne doivent pas être interprétées comme une prise de position politique, au sens d’un appel à soutenir un candidat ou un programme. «Nous avons une conception exigeante de l'indépendance syndicale: on ne donne pas de consigne de vote pour être totalement libre de notre action, de notre comportement et de nos jugements face à un gouvernement quel qu'il soit et parce que nous ne confondons pas dans une démocratie le rôle d'un syndicat et d'un parti politique» a rappelé ainsi Jean-Claude Mailly. Lors des rassemblements et des cortèges à Lille, comme à Paris ou ailleurs en France, il n’y avait «pas de slogan politique» scandés par les militants ou sympathisants FO.

 


 

04 Mai 2007

 

Airbus
BLOCAGES EN SÉRIE

A Nantes et à Saint-Nazaire, les salariés de l’avionneur ont reconduit hier leur grève entamée il y a une semaine pour obtenir une prime substantielle. Plombé par le plan «Power 8», le climat social n’aura jamais été aussi tendu dans l’entreprise.
 
«Ce n’est pas faute d’avoir alerter la direction d’Airbus ! Depuis la présentation, en février dernier, de son plan de restructuration "Power 8" (10.000 suppressions d’emploi, dont près de la moitié en France, NDLR), on n'a eu de cesse de lui dire que le climat social dans les usines est tellement tendu qu’à la moindre étincelle, c’était l’explosion assurée. On y est!». Voilà comment Yvonnick Dréno, délégué syndical FO d’Airbus- Saint-Nazaire, a expliqué hier le déclenchement par les salariés eux-mêmes de la grève reconductible entamée il y a une semaine sur les sites de Saint-Nazaire et Nantes (Loire-Atlantique).

L’étincelle? L’annonce la semaine dernière du versement d’une prime de participation aux bénéfices d’un montant équivalent à 2,88 euros en moyenne par salarié alors que les années précédentes, la direction avait accordé deux primes d'environ 1.900 euros brut chacune. Pour se justifier, la direction de l’entreprise avait invoqué les difficultés financières de l’avionneur européen.

«Une provocation à l’endroit des salariés, qui ne sont en rien responsables de ces difficultés, alors que la même direction a avalisé sans rechigner le montant faramineux des indemnités de départ perçues par l’ex-dirigeant, Noël Forgeard», tonne FO. Après son éviction en juillet 2006, M. Forgeard, ancien président exécutif d'EADS (maison mère d'Airbus), a en effet touché pas moins de 8,5 millions d'euros, un joli parachute doré composé de deux ans de salaire, d’une prime de non concurrence et d’un bonus sur objectif… sans compter les dizaines de milliers de stock-options. Et ce malgré le fait qu’il n’ait à aucun moment anticipé les retards industriels de l’A380 et de l’A350, deux avions phares de la future gamme d’Airbus, qui ont plombé les comptes d’EADS. Si l’on ajoute à cela les soupçons de délits d'initiés sur lesquels enquête le gendarme de la Bourse (l'AMF) et qui pèsent sur un certain nombre de dirigeants, dont M. Forgeard, et d’actionnaires, dont Lagardère et Daimler Chrysler, on comprend mieux pourquoi le climat social au sein de l’entreprise est tout sauf serein.

Par cette grève totale reconduite depuis vendredi dernier à Nantes et Saint-Nazaire, il s’agit pour les salariés d’obtenir une prime exceptionnelle au moins du niveau de celle de 2006. Soutenus et accompagnés par les syndicats, ces débrayages ont été suivis jusque-là par environ 90% du personnel sur les deux unités de Saint-Nazaire et plus de 50% sur le site de Nantes. Et ils ont été reconduits au moins jusqu’à ce soir avant de nouvelles AG organisées ce matin. Pour Yvonnick Dréno (FO), «la direction générale a intérêt rapidement à entendre cette colère et cette détermination». Lors d’une réunion de négociations salariales avec les syndicats, la direction a bien fait un geste hier en proposant de verser au 1er juin «une prime exceptionnelle de 500 euros» pour l'ensemble du personnel mais les syndicats l’ont jugée insuffisante. «On a aujourd’hui l'impression que plus personne ne dirige Airbus, tout est fait en dépit du bon sens. Il en est ainsi de l’Assemblée générale des actionnaires d'EADS prévue ce vendredi et où il sera question de répartition des dividendes de la société. Dans le même temps, on demande aux salariés de se serrer la ceinture, de travailler plus. Les gens disent "stop"», a déclaré Yvonnick Dréno (FO) pour qui «il est encore temps d’agir avec bon sens!». Sinon, Airbus ne sera pas prêt de retrouver le climat social d’avant «Power8».

 


 

05 Mai 2007

 

Airbus

LE MÉCONTENTEMENT PERSISTE

 

Les propositions de la direction ne suffisent pas, de l'avis des syndicats. Certaines assemblées ont décidé la poursuite de la grève. Pour FO, les dirigeants d’Airbus, responsables de la situation, doivent faire le geste fort qu'attendent les salariés.

 

Vendredi, les salariés d’Airbus en grève à Saint-Nazaire et Nantes (Loire-Atlantique) ont reconduit à une courte majorité leur mouvement, jusqu’à mercredi. La quasi-totalité des syndicats étaient d'avis de reprendre le travail pour donner une chance des négociations salariales entamées la veille avec la direction. Lors d’une première réunion, qui s’est déroulée au siège de l’avionneur européen à Toulouse, les syndicats se sont vus proposer une augmentation de 2,5% et une prime exceptionnelle de 500 euros. Tous ont jugé ces propositions insuffisantes au regard des revendications et des attentes des salariés, qu’ils ont relayées et qu’ils maintiennent, notamment l’octroi d’une prime substantielle en remplacement des quelques euros (2,88 en moyenne par salarié) annoncé quelques jours auparavant (voir notre article du 3 mai).

«La direction nous a promis de nouvelles négociations à condition que la situation des sites de Saint-Nazaire et Nantes redevienne sereine afin de dépassionner les choses», a rapporté Yvonnick Dréno (FO), avant d’expliquer que le mouvement de grève a permis l’ouverture de discussion. «Sur le principe, la direction admet la prime exceptionnelle, elle est prête à discuter et à aller au delà,», a déclaré le délégué FO à Saint Nazaire. «Une porte s’est ouverte jeudi et pour une première réunion, ce n'est pas si mal. Nous avons appelé à suspendre le mouvement pour donner une chance aux discussions. Ce qui ne nous empêche pas, sur le fond, de juger très insuffisantes les propositions formulées par rapport aux revendications que nous sommes déterminés à faire aboutir», a ajouté FO.

Appelant également à la reprise du travail, la CFTC s’est félicitée de son côté que «la direction consent à se remettre en question en faisant un effort au travers d'une première proposition de prime». Lors de l’assemblée générale vendredi à Saint-Nazaire, selon la CGC, «seules quelques voix ont manqué à la reprise du travail». Seule la CGT, minoritaire, a soutenu, du bout des lèvres, la poursuite du mouvement. «Même si nos propositions sont différentes, nous n'entendons pas nous substituer à la volonté des salariés», a-t-elle affirmé.

Pour FO, c’est aux dirigeants d’Airbus, qui portent l’entière responsabilité de cette situation, de faire maintenant un geste fort envers des salariés se demandant «aujourd'hui où on les emmène». Et de réclamer la fixation rapide d’une nouvelle réunion de négociations.

 


 

06 Mai 2007

 

ELECTION PRÉSIDENTIELLE : PREMIÈRE RÉACTION

 

Le Bureau Confédéral de Force Ouvrière prend acte du résultat de l’élection présidentielle et du fort taux de participation à mettre au crédit de la démocratie. Indépendante et libre pendant la campagne électorale, Force Ouvrière le restera, fidèle à ses principes et à sa pratique.

Les attentes des salariés sont très fortes en terme d’emploi, de pouvoir d’achat et de protection sociale collective.

Pendant la campagne électorale, Force Ouvrière a mis en garde contre certaines annonces (droit de grève, service minimum, heures supplémentaires, fusion UNEDIC-ANPE, services publics).

Pour Force Ouvrière, toute précipitation ou passage en force génèrerait des effets boomerang et fragiliserait fortement le dialogue social.

Il importe donc maintenant de ne pas confondre vitesse et précipitation. Pour ce qui la concerne Force Ouvrière défendra ses positions, analyses et revendications avec détermination.

 


 

07 Mai 2007

 

G8 : LES SYNDICATS EXIGENT UNE REDISTRIBUTION DES RICHESSES EN FAVEUR DES TRAVAILLEURS

 

La CGT-FO faisait partie de la délégation syndicale internationale, conduite par le Président du TUAC (Commission syndicale au sein de l’OCDE), John Sweeney (AFL CIO Etats-Unis), qui rencontrait, dans le cadre du G8 sous présidence allemande, les Ministres de l’Emploi, les 6 et 7 mai à Dresde.

A cette occasion, une réunion a été organisée entre la délégation syndicale et les directeurs généraux de l’OMC (Pascal Lamy) et de l’OIT (Juan Somavia).

Lors de cette réunion, la CGT-FO a interpellé le Directeur général de l’OMC pour contester que les règles de l’OMC, consacrées à la libéralisation des échanges commerciaux, mettent sur un pied d’égalité les pays qui ne respectent pas les normes internationales du travail. L’exemple le plus frappant étant celui de la Chine qui n’a pas ratifié les conventions 87 et 98 sur les libertés syndicales et de négociation collective, pas plus que la convention 29 interdisant le travail forcé.

La CGT-FO a aussi alerté Juan Somavia sur la mise en cause du principe même de « norme » en matière de travail, y compris en Europe, où un projet de révision de la directive Temps de Travail conduit à s’en prendre à la limite maximale hebdomadaire de 48 heures (Convention n°1 de l’OIT datant de 1919), ou encore quand gouvernements et employeurs opposent les politiques dites de l’emploi à la protection des salariés en cas de licenciement (CNE en France et Livre vert sur la modernisation du droit du travail au niveau de l’UE).

Face aux Ministres de l’emploi, La délégation syndicale a notamment mis l’accent sur la mise en œuvre d’une protection sociale dans les pays en voie de développement – revendication portée de longue date par la CGT-FO. Rappelant que 1,4 milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de 2$ par jour (1,5 €) et que 80% de la population est exclue de tout système de protection sociale, Guy Ryder (Secrétaire général de la CSI – Confédération syndicale internationale), a souligné que 2% du PIB mondial suffirait pour assurer une sécurité sociale minimale à tous : il s’agit donc d’une question de volonté politique en faveur d’une redistribution des richesses au profit de travailleurs.

 


 

08 Mai 2007

 

Élection présidentielle

L'ÉLU SERA JUGÉ «SUR LES ACTES»

 

Les syndicats avertissent Nicolas Sarkozy que toute précipitation ou «passage en force» sur des sujets aussi importants que le service minimum ou le droit du travail risquent à un moment ou un autre de se solder par «un effet boomerang».

 

Après le scrutin présidentiel de dimanche, les syndicats ont pris acte de l’élection de Nicolas Sarkozy en espérant que le dialogue social sera respecté avant toute mise en œuvre de réforme dans le domaine économique et social.

Rappelant que «les rythmes sociaux» ne correspondent pas aux «rythmes politiques», la confédération FO a prévenu qu’elle «défendrait ses positions, analyses et revendications avec détermination». Si elle n’avait pas pris position pour tel ou tel candidat, au nom de «l’indépendance syndicale» qui la caractérise, l’organisation dirigée par Jean-Claude Mailly avait mis en garde contre certaines mesures inscrites dans le programme électoral de l’ancien ministre de l’Intérieur: libéralisation des heures supplémentaires, fusion de l'assurance chômage avec l'ANPE, remise en cause du droit de grève (service minimum) avenir des services publics (et de leurs effectifs), retraites ou institution d’un contrat de travail unique. Et pour elle, «toute précipitation ou tout passage en force» sur ce type de dossiers «générerait (inévitablement) des effets boomerang et fragiliserait fortement le dialogue social».

Tout en respectant «le résultat du suffrage universel», qui a porté Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la CGT a insisté sur l'importance de «la démocratie sociale» qui «doit tenir toute sa place» dans les années à venir. Ainsi pour elle, «la démocratie ne se réduit pas à l'expression citoyenne à l'occasion d'une élection» et implique «que les grandes décisions économiques et sociales soient soumises à concertation et négociation». À la CFDT, c’est à la manière dont Nicolas Sarkozy engagera ses réformes qu’on semble vouloir le juger. «L'écoute, le respect des partenaires sociaux, la qualité du dialogue, la négociation, en sont des éléments essentiels», a souligné la CFDT, pour qui, «la méthode que choisira le chef de l'Etat pour impulser les réformes sera à ce titre déterminante».

La CGC a souhaité, de son côté, que «les objectifs économiques et sociaux affichés par Nicolas Sarkozy (puissent) être atteints dans l'harmonie». Selon la centrale des cadres, le slogan du président élu «Ensemble» va «devoir prendre tout son sens dans les mois à venir pour relever les défis dont les Français sont aujourd'hui informés». Parmi ces défis, elle a cité notamment la réduction de la dette, la baisse des prélèvements obligatoires ou la protection sociale. À l’instar de ses homologues, la CFTC a insisté également sur la nécessité de laisser «un temps suffisant à la négociation» car toute précipitation risquerait «de rendre impossible les discussions nécessaires pour faire mûrir un projet» ou «des accords justes et équilibrés».

 

Comme l’a souligné lundi le leader de FO Jean-Claude Mailly, le futur gouvernement, placé sous l’égide de M. Sarkozy, sera d’abord jugé sur «les actes». Dit autrement, il est attendu au tournant de la négociation.

 


21 Mai 2007

 

LUNDI DE PENTECÔTE : PAS DE RÉPIT POUR LES TRAVAILLEURS !

Malgré l’élection d’un nouveau Président de la République, les travailleurs n’ont pas obtenu la grâce présidentielle pour le lundi de Pentecôte.

Depuis l’instauration en 2004 du dispositif faisant du lundi de Pentecôte un jour travaillé, Force Ouvrière n’a cessé de dénoncer cet allongement du travail qui, sous prétexte de solidarité à la prise en charge de la dépendance et du handicap, est très injuste et ne repose que sur les salariés.

Alors que dans certaines entreprises des accords ont permis un aménagement de cette mesure, l’ensemble des salariés est toujours contraint de travailler le lundi de Pentecôte sans contrepartie et sans rémunération supplémentaire : un nouveau « travailler plus » mais cette fois pour « gagner moins ! ».

Force Ouvrière rappelle également que le produit de cette journée a permis à l’Etat d’exclure la prise en charge du handicap et de la dépendance de la Sécurité Sociale qui est la seule à présenter des garanties de compétences et de neutralité pour gérer les questions de solidarité nationale.

La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière demande de nouveau le retrait de ce dispositif et interpelle le nouveau Gouvernement afin qu’il ne reste pas sourd aux préoccupations légitimes des salariés.

La Confédération apporte d’ores et déjà son soutien à toutes les initiatives engagées par ses structures visant à rétablir les salariés dans leurs droits et en particulier le droit aux congés et au salaire pour tout travail effectué.
 

 

22 Mai 2007

 

CONGRÈS DE LA CES : POUR FO, LA CES DOIT AFFIRMER SA CAPACITÉ DE CONTESTATION

Le congrès de la CES s’est ouvert le 21 mai 2007, à Séville (Espagne).

La délégation de la cgt FO est conduite par Jean Claude Mailly, Secrétaire Général.

Lors de la présentation du rapport d’activité, FO est intervenue pour souligner le travail d’analyse sur les questions économiques, en particulier sur les contraintes budgétaires et monétaires au niveau européen, constatant que les questions sociales apparaissent de fait comme seule variable d’ajustement.

Se félicitant que la CES ait su dire Non à la directive Bolkestein, FO a souhaité que la CES sache dire non à la « modernisation » du droit du travail à laquelle voudrait nous conduire la Commission avec son Livre vert.

S’il revient aux syndicats d’exprimer les attentes et revendications des travailleurs face aux réformes institutionnelles, FO a cependant rappelé son désaccord avec la prise de position de la CES sur le projet de « constitution » au moment des référendums.

Au cours du débat sur le projet de résolution intitulée « Stratégie et Plan d’action », Jean Claude Mailly a insisté sur la nécessité de ne pas opposer les systèmes sociaux nationaux au modèle social européen, invitant la CES à réagir chaque fois que ceux – ci sont mis en cause comme c’est le cas aujourd’hui encore sur les retraites dans plusieurs pays : « Chaque remise en cause au plan national est une atteinte au modèle social européen ».

Concluant son intervention, Jean Claude Mailly a incité la CES à ne pas se laisser limiter à accompagner et corriger les initiatives de la Commission ou à en gérer les conséquences. Elle doit affirmer sa capacité de les contester quand elles vont manifestement à l’encontre des intérêts des travailleurs.

« Ne nous affirmons pas comme « co législateur » ou « co régulateur » avec la Commission » a expliqué Jean Claude Mailly. « La CES ne doit pas apparaître comme subsidiaire des institutions européennes, mais affirmer sans cesse son indépendance, son attachement au dialogue social et à la négociation collective libre et autonome ».

Pour FO, c’est ainsi que la CES sera efficace, pour peser en faveur d’une Europe du progrès social, et utile pour les travailleurs.

 


 

23 Mai 2007

 

TOULOUSE : PREMIÈRE JOURNÉE RÉGIONALE SUR LE HANDICAP

Force Ouvrière annonce l’organisation de sa première journée régionale pour l’insertion des personnes handicapées qui se tiendra le 30 mai prochain à la salle Jean Mermoz de Toulouse.

En effet, compte tenu du succès considérable de la dernière journée nationale qui a eu lieu le 23 novembre dernier au Cirque d’hiver, Force Ouvrière a souhaité décliner cette journée au niveau régional.

La matinée sera consacrée à un échange avec les représentants des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) : Force Ouvrière entend ainsi démontrer que l’insertion des personnes handicapées dans l’entreprise est bien l’affaire de tous.

La rencontre et le débat avec de nombreuses associations en charge du handicap fera l’objet d’une seconde table ronde qui s’intitulera : « Utilisons nos différences en faveur des personnes handicapées ».

Enfin, la journée sera marquée par un débat entre Mme Laurence PARISOT, Présidente du MEDEF, et Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière, autour des sujets traités durant cette journée.

Tout comme elle a pu l’a fait depuis 7 ans maintenant pour les journées nationales, Force Ouvrière entend faire de cette journée régionale (et de celles qui suivront), l’expression de sa mobilisation au profit des salariés et demandeurs d’emploi handicapés.
 
 
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